Selon l’Observatoire du crédit immobilier, 140.000 ménages portent actuellement un crédit relais, ce qui représente 1.7% des 8 millions de ménages ayant contracté un crédit immobilier. L’AFUB (Association Française des Usagers de Banques), précise que 30.000 ménages ayant contracté un prêt relais ou à taux variable, pourraient avoir des difficultés à faire face à leurs dettes d’ici quelques mois.
Pourquoi ? Le prêt relais est un crédit accordé pour permettre d’acheter un bien immobilier avant même d’avoir réussi à vendre le bien immobilier dont le produit est destiné à acheter ce bien. Or en cette période financière compliquée, les ménages ont parfois du mal à revendre leurs maisons. A cela s’ajoute le durcissement des conditions bancaires.
Suite a la discussion entre Nicolas Sarkozy, René Ricol, les préfets, les trésoriers-payeurs généraux ainsi que les représentants des principales banques jeudi dernier (lire article « le pacte moral de Nicolas Sarkozy »), Bercy se rassure. Les établissements bancaires semblent prêts à rallonger d’un an la durée totales des crédits relais (passant ainsi de deux à trois ans). C’est plus une assurance donnée au ministère de l’économie qu’une annonce officielle mais médiateur du crédit (René Ricol) est rassuré affirmant ainsi que « la question du crédit relais [allait] être traitée » et que les consommateurs ne seraient pas laissés de coté. Seul le Crédit Foncier a annoncé un rallongement de 6 mois au lieu d’un an s’appuyant sur le fait que les professionnels du crédit minimisent le phénomène affirmant que le nombre de ménages concernés par ce problème de prêt relais était statistiquement moindre comparé au nombre de ménages ayant contracté un crédit.
Enfin, en contre partie des aides financières dont elles bénéficient, les banques sont tenues de contacter leurs clients 6 mois avant la fin de leur prêt relais afin de faire le point sur les démarches de ventes.
Le courtage en crédit immobilier connaît un succès grandissant. L'acquéreur sait que grâce aux courtiers, il est possible de mettre en concurrence les banques et de faire baisser son coût de son crédit immobilier.