Les raisins de la colère (John Steinbeck) se prononce maintenant avec l’accent britannique. L’Angleterre est en effet très durement touchée par la crise immobilière.
Les prix, qui avaient chuté de 8.7% en 2008, devraient perdre 12% supplémentaires en 2009. C’est le terrible diagnostic annoncé par Richard Donnell, directeur du cabinet d’étude immobilier Hometrack. Il explique que le phénomène est dû à la hausse terrible du taux de chômage dont souffre la société anglaise (David Blanchflower, membre du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, craint que le nombre de demandeurs d’emploi d’atteigne les 3 millions en 2010). Plus précisément, Haliax, filiale de la Banque HSBC spécialisée dans les prêts immobiliers, indique une baisse record de 14.9% sur les mois de septembre et novembre par rapport à l’année précédente.
Les ménages alors privés de revenus tentent de revendre leurs biens dans l’urgence, choisissant de plus en plus souvent de les brader.
Une baisse massive des prix pourrait relancer la demande, mais le climat instable effraie les ménages qui n’osent pas franchir le pas de l’investissement immobilier. L’attentisme crée alors une spirale de baisse des prix au moins encore pour les 12 prochains mois. Les biens les plus touchés sont les logements londoniens et situés dans la région du Sud-est anglais
Le courtage en crédit immobilier connaît un succès grandissant. L'acquéreur sait que grâce aux courtiers, il est possible de mettre en concurrence les banques et de faire baisser son coût de son crédit immobilier.