En difficulté, la banque belge KBC a annoncé qu’elle pourrait subir une perte trimestrielle à hauteur de 900 millions d’euros, en raison des dépréciations d’actifs liées à ses portefeuilles de crédits. Mal noté par la Moody’s Investor Service, KBC passe par une charge de 600 millions d’euros. Ajouté à cela, KBC doit faire à 300 millions d’euros de dépréciations supplémentaires, perte liées au CDO (obligation adossée à des actifs échangés sur le marché secondaire). Notons que les CDO contiennent une partie de crédits à risque (crédit hypothécaire à risque), les fameuses subprimes.
Secouée par le séisme financier que l’on connait, la reconfiguration des banques mondiales s’effectue rapidement. Celles qui résistent le mieux à la crise saisissent l’opportunité pour renforcer leur position ou de prendre des parts de marché laissé vacants. Très affectée par la crise financière, la banque HBOC, numéro un du crédit immobilier en Angleterre se fait avalé par Lloyds TSB, cinquième banque d’Angleterre. L’opération à hauteur de 12,2 milliards de livres crée un géant national du crédit immobilier et de l’épargne. Cette nouvelle entité détient maintenant près de 28 % du marché britannique des prêts immobiliers. Outre-Rhin, la Deutsche Bank renforce le Capital de Postbank à hauteur de 29,75 %. Quant à la Commerzbank, deuxième banque privée du pays, qui avait racheté Dresdner Bank a doublé sa taille. Outre-Atlantique, du côté des États-Unis, la première banque américaine Bank of America a repris Merrill Lynch. La seconde place est prise d’assaut par Morgan Chase qui a phagocyté la Washington Mutual. La « géobancaire » n’est pas encore stabilisée loin de là, les prochaines semaines nous réservent encore certainement beaucoup de surprises.
Le courtage en crédit immobilier connaît un succès grandissant. L'acquéreur sait que grâce aux courtiers, il est possible de mettre en concurrence les banques et de faire baisser son coût de son crédit immobilier.