Jeudi matin, Christine Lagarde, ministre de l’Economie, s’est exprimée devant le Sénat concernant l’avenir économique de la France en 2009 et a revu ses prévisions à la baisse pour l’année à venir. Le taux de croissance prévisionnel est ainsi annoncé entre 0.2 et 0.5%, contre 1% précédemment ; alors que le déficit public devrait monter à 3.1% du PIB, contre les 2.7% prévus.
Cette révision est assez rigoureuse et s’explique par le fait que les recettes fiscales devraient baisser assez nettement à cause de l’impact sur l’économie de la crise financière.
Quelques bonnes nouvelles subsistent néanmoins, l’euro devrait atteindre en moyenne 1.33 dollar, contre 1.47, ce qui permettra aux entreprises françaises et européennes d’être plus compétitives à l’export vers le marché US. L’inflation devrait aussi ralentir et se fixer à un taux de 1.5%, au lieu de 2%, ceci étant dû principalement à la baisse du cours des matières premières.
La ministre de l’Economie a cependant déclaré que les conséquences négatives de la crise financière et économique devraient l’emporter sur les effets positifs, ceci devant perdurer « pendant plusieurs trimestres », laissant sur les économies « des séquelles durables ».
Même si 2009 s’annonce comme une année délicate économiquement, le gouvernement ne prévoit pas que la crise s’ancre dans notre société et se change en récession durable. De ce fait, 2010 est attendu par les ministères de l’Economie et du Budget comme l’année du rebond économique et une prévision de croissance de 2% a été établie, avec un redressement progressif à partir du second semestre de 2009.
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