L’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) a déclaré, ce jeudi, que la taxe foncière allait connaître une hausse assez forte de 15 à 20%, durant les trois prochaines années.
La fédération des propriétaires a expliqué que cette hausse était la conséquence d’un besoin des collectivités locales après la chute des recettes fiscales, principalement à cause de « la crise et la décentralisation », selon son président, Jean Perrin. La taxe foncière est un impôt local, dont chaque propriétaire-bailleur d’un bien immobilier doit s’acquitter chaque année.
D’après l’UNPI, cette taxe avait déjà énormément augmenté entre 2001 et 2006, passant de 803€ en 2001 à 1.140€ en 2006, par contribuable (plus de 40% d’augmentation). La crise immobilière est la principale raison car les collectivités locales souffrent de la baisse des droits de mutation et des différentes taxes liées à la construction et à l’acquisition d’un bien. D’autre part, l’Etat prévoie moins de budget pour des subventions à ces collectivités du fait des difficultés économiques actuelles.
L’Union des propriétaires-bailleurs a appelé à limiter cette prochaine augmentation, dans la même mesure que la hausse des prix à la consommation. Les augmentations les plus fortes au cours des dernières années ont été mesurées dans les Bouches-du-Rhône (+79%), dans la Vienne (+31%) et dans le Pas-de-Calais (+28%).
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