Lors de la première journée du Marché International des professionnels de l’immobilier (Mipim) qui a débuté hier, et qui a bien évidement la crise comme sujet central cette année, Mathilde Lemoine, directeur des études économiques chez HSBC France, a déclaré que « l’activité réelle devrait reculer de 2,3 % cette année dans la zone euro avant de se stabiliser en 2010 ».
La France semble plus protégée que certains autres pays européens. En effet, le recul de la consommation devrait être limité, grâce à l’importance des indemnités de chômage en France ; Ce qui par la même occasion devrait permettre de protéger l’immobilier commercial français (commerces, centres commerciaux,…). Néanmoins, l’immobilier de bureaux n’est pas concerné par cette protection, et est au contraire en net recul, « avec des investissements qui ont chuté de 60% en 2008 par rapport à 2007 (2007, année ayant connu un véritable pic des investissements), et de plus une nouvelle baisse de 20% est prévue », commente Philipe Zivkovic, président de BNP Paribas immobilier. L’immobilier de bureaux en France est totalement gelé, et constitue le plus affecté de toute l’Europe, et cela ne devrait prendre du temps pour pouvoir se débloquer, car pour reprendre la construction, il faudrait que les prix retrouvent un niveau stimulant, ce qui est loin d’être le cas, avec d’ailleurs une anticipation de baisse de loyers selon les investisseurs. Si cette situation de « gel » persiste, le niveau de construction risque d’atteindre d’ici peu de temps, un niveau insuffisant !
Concernant le secteur des logements, le bilan n’est pas plus fameux, comme l’observe Mathilde Lemoine : « En zone euro, en cumul à fin 2010, le PIB devrait avoir reculé de 6 % avec à la clef une baisse de 20 % de l’activité du marché résidentiel, qui lui est fortement corrélée. De 2002 à 2007, 40 % des créations d’emplois était dus à la construction de logements, aujourd’hui les faillites de ce secteur ont augmenté de 40 % ».
En 2010, le risque d’une nouvelle récession du secteur semble actuellement inévitable !
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