Le marché parisien a fortement résisté à la crise de l’immobilier jusqu’à septembre 2008, mais désormais, toutes les régions sont touchées, la capitale a vu ses prix arrêter de monter, et même commencer à baisser légèrement.
Jusqu’ici, le secteur de l’immobilier de prestige résistait relativement bien, force est de constater que ce n’est plus le cas. La principale raison de cette contraction des prix est le fait que les investisseurs et acheteurs attendent désormais de pouvoir négocier à hauteur -5% à -10% du prix affiché, alors que celui-ci a déjà baissé de ce même taux au cours des six derniers mois.
La conséquence directe est le gel des transactions. Ce constat a notamment été fait par Thibaut de Saint-Vincent, chargé d’affaires chez Barnes International, spécialiste de l’immobilier de prestige, et interrogé par Les Echos. Cet agent immobilier explique que si les gens intéressés sont toujours aussi nombreux, ils sont maintenant plus exigeants en termes de prix, sachant que le marché est bloqué et que la décote est importante. Les vendeurs pressés doivent donc céder leur bien avec un fort écart entre le prix affiché et la transaction finale.
L’hexagone n’est pas le seul pays touché puisque des villes comme Londres ou Bruxelles sont touchées de plein fouet par cette baisse des prix des logements de qualité (-10% à -20%), alors que la France affiche un retard dans l’ajustement des valeurs. Il y a donc fort à parier que la baisse va continuer et que les acquéreurs potentiels seront toujours plus pressants dans les négociations.
Le courtage en crédit immobilier connaît un succès grandissant. L'acquéreur sait que grâce aux courtiers, il est possible de mettre en concurrence les banques et de faire baisser son coût de son crédit immobilier.